Choix de Carrière.com
image ACCUEIL image GESTION DE CARRIÈRE image ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE image CURRICULUM
UNIVERSITAIRE
Dr André Samson, Ph.D., c.o. Orientation
scolaire

 

Cette section vise à décrire les principales difficultés ou défis qui sont associés au choix de carrière durant les études secondaires, collégiales ou universitaires :

  • Premièrement, les étapes du choix de carrière durant les études secondaires sont décrites. Il faut être conscient que le choix de carrière est un processus qui s'engage très tôt dans la vie. Il est important de vivre certaines étapes afin d'être prêt lorsque sera venu le temps de faire un choix de carrière.

  • Deuxièmement,il sera question du phénomène de l'indécision vocationnelle, c'est-à-dire la difficulté à arrêter un choix de carrière.

  • Troisièmement, le thème des transitions scolaires est abordé. Le passage, du secondaire au collégial ou à l'université, est semé d'embûches. Il faut savoir relever les défis qui se présentent afin de négocier ces changements avec succès.

  • Quatrièmement, parce qu'une transition implique aussi l'adaptation à un nouveau milieu ouàde nouvelles manières de faire,cela risque aussi d'entraîner certaines difficultés.

« Décider, c'est passer du conditionnel à l'indicatif,de l'imaginaire au réel, de la délibération à l'action. Moment de crise et de résolutions ».

Le choix vocationnel est un processus qui se développe tout au long des études secondaires.

Un doute peut toujours subsister lors de l'amorce des études collégiales ou des études universitaires.

Une bonne proportion des étudiants et des étudiantes inscrits dans une université ou un collège éprouve un sentiment d'incertitude par rapport au choix de leurs études ou de leur carrière.

Afin d'arrêter un choix vocationnel ajusté et réaliste, il est important d'atteindre un certain degré de maturité vocationnelle.

Haut de la page

Le choix vocationnel durant les études secondaires

La maturité vocationnelle

La maturité vocationnelle requiert un bon niveau de connaissance de soi, d'autonomie personnelle et de débrouillardise.

L'étudiant mature peut assumer la responsabilité de ses décisions :

  • Il nourrit le sentiment qu'il contrôle le déroulement de sa vie.

  • Il est au courant des conditions objectives qui peuvent influencer ses choix.

  • Il est conscient de ses limites et de ses points forts.

  • Il est en mesure d'identifier ses centres d'intérêts.

  • Il fait choix réalistes et il les actualise d'une manière ajustée et autonome.

Selon certains chercheurs, l'atteinte de la maturité vocationnelle nécessite l'accomplissement de quatre tâches développementales (Pelletier et Bujold, 1984; Leclerc, 2001). Ces tâches sont :

  • L'exploration

  • La cristallisation

  • La spécification

  • La réalisation

L'exploration (Secondaire I et II ou 8ième et 9ième)

  • L'étudiant explore les différents domaines d'activités.

  • C'est l'époque des possibilités, de l'imaginaire, de l'identification à des modèles.

  • L'étudiant peut s'imaginer dans différentes situations ou différents rôles.

  • Il commence à se percevoir comme un acteur de sa vie.

  • Il s'agit d'une phase où l'étudiant est encore plus ou moins réaliste, impressionnable et instable.

La cristallisation (Secondaire III ou 10ième)

  • L'étudiant commence à opter en faveur d'une orientation générale qui fait écho à son identité.

  • L'étudiant construit et précise les contours de son image personnelle.

  • Il est plus en mesure de déterminer ce qui lui plaît et ce qu'il aimerait faire.

  • Il est capable de prendre une certaine distance par rapport à lui-même et de questionner ses choix et les valeurs qui l'inspirent.

La spécification (Secondaire IV ou 11ième)

  • L'étudiant poursuit l'approfondissement de sa connaissance de soi.

  • Il établit un lien entre une vision plus réaliste de ce qu'il est et une connaissance ajustée de la réalité sociale et économique.

  • C'est à la jonction de ces différentes données qu'il établit un choix précis et qu'il parvient à établir un équilibre entre ce qu'il désire et ce que la société à a lui offre.

  • Au terme de cette étape, l'étudiant devrait normalement arrêter son choix professionnel.

La réalisation (Secondaire V ou 12ième)

  • C'est la période d'élaboration d'un projet et de l'accomplissement de celui-ci.

  • L'actualisation de son choix implique, par exemple, l'élaboration d'un plan afin d'atteindre ses objectifs.

  • L'étudiant utilise des habiletés de nature à mobiliser son esprit d'entreprise, de débrouillardise, de persévérance, de créativité et un certain savoir faire bien ancré dans la réalité.

  • À cette étape finale, l'aide d'intervenants spécialisés dans le counselling d'orientation est souvent nécessaire.

Haut de la page

Le choix vocationnel durant les études collégiales ou universitaires

L'indécision vocationnelle

Indécision : incapacité qu'à une personne à arr êter un choix de nature vocationnelle à une étape précise de sa vie, telle qu'à la fin des études secondaires.

  • L'indécision a une connotation négative : doute, hésitation, flou, désorientation.

  • Certains auteurs considèrent l'indécision comme une difficulté à s'adapter au changement.

  • L'indécision est souvent associée à l'échec scolaire, à l'abandon des études, à l'insatisfaction personnelle ou à une faible estime de soi.

L'ampleur du phénomène de l'indécision vocationnelle

Seulement 20% des jeunes qui entreprennent leurs études collégiales au Québec auraient un projet scolaire ou vocationel relativement précis.

Chez les étudiants du secondaire (III, IV, V) :

  • 38,6% n'auraient aucun projet professionnel.

  • 48,3% auraient une certaine idée.

  • 13,1% n'auraient aucun projet.

Les causes de l'indécision vocationnelle

La personnalité

  • Le fait de faire un choix indispose et provoque un état d'anxiété.

Développement arrêté

  • La préoccupation vocationnelle est inexistante.

Perception indifférenciée

  • Tous les métiers semblent attirants.

Information insuffisante

  • Manque d'information pour procéder à un choix.

Obstacle externe

  • Une barrière externe empêche la réalisation du projet.

Anticipations pessimistes

  • Forte croyance en un échec.

Désinvestissement de la scolarité

  • Croyance en l'inutilité des études.

Les croyances erronées associées à l'indécision vocationnelle

1. Une profession m'attend et je dois la découvrir :

  • La réalité : En fait, il y a un ensemble de professions qui partage des éléments communs pouvant répondre aux attentes du jeune.

2. Je veux avoir la certitude que je fais le bon choix :

  • La réalité : Il est impossible d' être certain à 100%. Un choix est généralement associé à un certain degré d'incertitude.

  • Le choix de carrière est un processus qui s'étale dans le temps. Il y a toujours une possibilité de réajuster ses objectifs en cas d'erreur.

3. Il me faut une profession exigeante et reconnue socialement :

  • La réalité : Le travail rémunéré n'est qu'un aspect de la vie, et la profession choisie ne peut combler toute les attentes.

  • Il y a d'autres espaces où la personne peut s'épanouir et se sentir reconnue : par exemple la famille, les loisirs ou l'engagement bénévole.

4. Je choisis une profession pour la vie :

  • La réalité : Dans le contexte économique actuel, un choix de carrière est de moins en moins définitif. Il faut se préparer à vivre plusieurs transitions de carrière tout au long de la vie.

  • En d'autres termes, il est impossible de prévoir toute une carrière à 18 ans.

5. Quand je vais trouver ma profession, je vais le sentir. Ça va cliquer! :

  • La réalité : Un choix vocationnnel ne se limite pas à une dimension émotive ou affective. Le mot choix indique bien que ce phénomène est une décision qui implique aussi un raisonnement rationnel et réaliste. Il y aura toujours une part d'incertitude dans un choix de carrière.

  • Un choix basé uniquement sur une réaction émotive risque d' être plus ou moins stable.

6. Les gens qui changent d'idées ne réussissent jamais rien :

  • La réalité : Un changement de programme peut être une manière de se rapprocher de ses buts ou de ses objectifs.

  • Un abandon, un rajustement peut être une manière de préciser ses choix. Il serait absurde de poursuivre sur une voie erronée.

Falardeau, I. et Roy, R. (1999). S'orienter malgré l'indécision : à l'usage des étudiants indécis et de leurs parents déboussolés. Sainte-Foy : Septembre.

Les transitions scolaires

La fin des études secondaires, la fin des études collégiales ou la fin des études universitaires sont des transitions. Ces traditions sont des passages vers un nouveau milieu d'études ou vers le marché du travail. Ces transitions sont des défis à relever :

  • Parce que ces transitions impliquent le choix d'un programme d'études, d'un métier ou d'une profession cela implique souvent une part d'incertitude.

  • Parce qu'une transition implique de la nouveauté, de l'inconnu, cela aussi peut-être la source d'une certaine anxiété.

  • Parce qu'une transition implique aussi l'adaptation à un nouveau milieu ou à un nouveau style de vie cela aussi risque d'entraîner certaines difficultés.

Plusieurs raisons sous-entendent les difficultés rencontrées dans la transition secondaire-collège ou secondaire-université. Entre autres :

  • Les doutes par rapport au choix de programme.

  • Les doutes par rapport au choix professionnel.

  • Les doutes par rapport à soi.

1. Les doutes par rapport au choix de programme

  • Sentiment que le choix n'a pas été suffisamment réfléchi. Une décision de dernière minute qui n'a pris en compte certains aspects personnels ou économiques.

  • Déception par rapport au programme choisi. Les attentes ne sont pas rencontrées et la réalité des études supérieures s'annonce plus ardue que prévu.

  • Durant la période des examens, le doute s'installe. La motivation est à la baisse. Songe à quitter l'université ou à changer de programme.

Pistes de solutions : Éviter de prendre des décisions impulsives qui peuvent être inspirées par la crainte de l'inconnu et la difficulté à s'adapter à un nouveau contexte de vie.

2. Les doutes par rapport au projet professionnel

  • Crainte de ne pas avoir fait le bon choix professionnel.

  • Les buts à atteindre demeurent imprécis, les objectifs professionnels sont nébuleux.

  • Difficulté à se percevoir sur le marché du travail.

Pistes de solutions : Il est quelques fois difficile d'assumer ses choix, car ils impliquent une forme de renoncement. Aucun projet professionnel n'est porteur de certitude absolue. L'objectif de se sentir à l'aise dans une m ême profession toute sa vie est totalement irréaliste. La vie professionnelle comprend plusieurs incertitudes.

3. Les doutes par rapport à soi

  • Doute que les choix d'études sont réellement l'aboutissement d'une réflexion personnelle. Impression que le contexte familial ou social a joué un r ôle trop important.

  • Sentiment de se sentir différent de ses pairs, de ne pas partager les m êmes goûts, les mêmes valeurs, les mêmes objectifs. Impression de solitude et d'isolement.

  • Situations de conflit avec les professeurs et/ou les pairs, baisse de la qualité de vie et augmentation du stress.

Pistes de solutions : Importance de s'accorder du temps et de développer une certaine tolérance par rapport à l'incertitude. C'est l'unique façon d'ouvrir un certain espace pour la réflexion. Importance d'identifier clairement ce qui cause la remise en question. S'ouvrir à un professionnel ou à une personne de confiance afin de connaître une autre perspective.

Haut de la page

L'insertion socioprofessionnelle

Une période charnière

C'est le travail ou le premier emploi rémunéré à temps plein qui provoque la majorité sociale du jeune :

  • Il acquiert son autonomie par rapport à la famille.

  • Il acquiert son indépendance comme individu.

  • Il développe de nouveaux rôles sociaux.

Le processus d'intégration sociale par le travail est un phénomène fort complexe qui peut être entravé par :

  • L'activité socioéconomique (changements technologiques, mondialisation).

  • Règlements du marché du travail (certification des connaissances, réglementation de la pratique professionnelle).

  • Les facteurs personnels (locus de contrôle, formation académique, habilités personnelles).

Selon Statistiques Canada (2000), les jeunes étudient plus longtemps :

1984 : 30% des jeunes de 15 à 24 ans étudient alors que 37% travaillent.

1992 : 36% des jeunes de 15 à 24 ans étudient alors que 29% travaillent.

1998 : 40% des jeunes de 15 à 24 ans étudient alors que 28% travaillent.

L'éducation est un facteur de réussite de l'insertion socioprofessionnelle.

Les conditions d'emploi sont bien meilleures pour les jeunes qui ont obtenus un dipl ôme d'études universitaires que pour ceux qui n'étudient pas et qui n'ont pas achevé leurs études primaires ou secondaires.

En 1998, le taux de chômage chez les personnes entre 15 à 29 ans qui n'avaient pas obtenus leur diplôme d'études secondaires était de 23,3%. Il n'était que de 5,2% dans le cas des personnes qui détenaient un diplôme de maîtrise ou de doctorat.

Les personnes entre 15 et 24 ans (Statistiques Canada - 2005)

  • 42,1% des personnes n'ayant pas complété leurs études secondaires travaillent.

  • 70,4% des personnes ayant complété leurs études secondaires travaillent.

  • 73,1% des personnes ayant complété leurs études universitaires travaillent.

Sites à consulter

www.emploiavenir.ca

www.canadausemployment.com/french/

www.cre.qc.ca

www.workopolis.com

www.jobboom.com

www.mazemaster.on.ca

www.on.workinfonet.ca

www.emploisetc.ca

Orientation scolaire

Haut de la page

Téléphone : 613-562-5800 poste 4029

asamson@uottawa.ca
image